Fanette Art

jeudi, septembre 18, 2008

China Gold










China Gold au musée MAILLOL est une exposition regroupant un éventail de plusieurs artistes chinois. La Chine étant à l’honneur ces derniers temps, une telle exposition est somme toute logique. Il faut apprendre à connaître les artistes d’un pays qui tend à s’ouvrir même si les choses ne vont pas toujours dans le bon sens.

J’apprécie toujours les expos du musée Maillol qui vont souvent dans le sens de l’ouverture au monde.

J’ai pu voir et admirer des peintures, sculptures, photos, vidéos d’artistes souvent polyvalents qui donnent aussi bien dans le travail pictural que dans la performance ou l’installation. Les styles sont divers et variés. Les techniques utilisées aussi. Outre la classique peinture à l’huile, l’acrylique, la sculpture en bronze, le spectateur peut voir d’étonnants tableaux figuratifs faits avec de la cendre, des sculptures en résine d’objets de consommation usagés, des objets détournés à la Duchamp, des photomontages étonnants, et, à défaut de les voir « en live » des photos de la performance d’un artiste en train de se faire couler dans le béton ( enfermé dans une boite de protection tout de même ).

Tout ces artistes ont travaillé à détourner et à se détourner de siècles de traditions et de décennies de dictature , voire à s’en défaire complètement. Ils y ont gagné une grande liberté. C’est, comme le dit le prospectus, une deuxième révolution culturelle, mais celle-là durera certainement plus longtemps que la précédente.

Je n’ai pas tout aimé, mais, comme tout les pays émergeants dont l‘art se réveille et se libère, c’est un moment très excitant que de voir l’apparition de nouveaux artistes qui renouvèlent l’art contemporain.

Je regrette quand même qu’on ne sente pas plus l’influence orientale dans leurs œuvres. Ils ont très bien intégré l’art occidental et, à part dans certaines représentations, je ne sens pas trace de leurs racines. Il est vrai qu'ils ne le voulaient pas non plus. Mais, je ne peux m'empêcher de penser qu' en voulant faire table rase du passé, le Grand Timonier aura réussi sa révolution culturelle.